Ce HEK-293 fait polémique en Russie comme élément du nouveau vaccin russe (sputnik) — et pas seulement russe —, mais on ne trouve pas beaucoup d'infos sur le sujet dans nos contrées. Alors j'ai demandé à notre diacre, autorité en la matière, s'il y avait une différence éthique entre une cellule humaine et un clone (pas un 🤡).
Sa réponse et sa conclusion sont claires.
La formation d’un foetus est divisée en deux phases:
- la période embryonnaire qui dure pendant environ deux semaines après la fécondation. Le petit être est alors appelé « embryon », pas encore de foetus.
- la période foetale qui dure environ de la 3e semaine après fécondation jusqu’à la naissance. Le petit être est alors appelé « foetus ».
Au cours de la période embryonnaire, la cellule initiale qui provient de la fusion d’un spermatozoïde et d’un ovule se divise en un grand nombre de cellules pour former une « boule » de cellules qui ressemble à une mûre (on appelle cette boule une « morula »). Puis, toujours au cours de cette période embryonnaire, la morula va s’implanter dans l’utérus, se diviser et se transformer. A la fin de la période embryonnaire (huit semaines), tous les organes qui formeront le corps du bébé sont présents, mais sont tout petits, petits, petits, et pas encore fonctionnels. L’embryon pèse environ 150 g à ce moment-là. (C’est extra-ordinaire. Ce ne sont pas nos dirigeants qui sauraient faire ça !!!)
Au cours de la période foetale qui suit, les organes qui sont déjà présents ne vont faire que grandir.
Les cellules HEK-293 étant des « cellules embryonnaires de rein », cela signifie qu'on a prélevé quelques cellules d'un tout petit rein d’un embryon qui a été avorté avant de passer à la période foetale.
Ces cellules étant « des clones des cellules d’origine », cela signifie que les cellules de rein prélevées sur l’embryon avorté ont été mises en culture dans des éprouvettes pour les faire se diviser sans se modifier (clone). A la fin, on a donc obtenu une grande quantité de cellules identiques à celles du petit rein d’origine mais qui ne sont plus les cellules d’origine, effectivement.
On fait ensuite se diviser ces cellules « indéfiniment » et sans qu’elles se modifient, en ajoutant des molécules dans les éprouvettes (on dit qu’on « immortalise » la lignée cellulaire [sic !!!] ) pour en avoir toujours en stock.
Les cellules HEK-293 ne sont donc pas les cellules qui ont été prélevées sur le tout petit embryon (cellules « originales »); elles sont les « filles artificielles » de ces cellules « originales » et ces filles sont totalement identiques aux cellules « originales »; en particulier, elles contiennent exactement les mêmes gènes que les cellules du rein de l'embryon (clone).
Conclusion. Est-ce que cela justifie de les manipuler pour les transformer en nouveaux organes et de les injecter ensuite à des patients ? moi, je dis non. Car sans pouvoir le démontrer, je crois que l’embryon est déjà une personne et que Dieu ne lui a pas donné tout ce potentiel de vie pour que quelqu’un en fasse ce qu’il veut pour son propre compte.
Historique de la lignée HEK-293, proposé par le même auteur — dans la suite du billet.
Histoire de cette lignée HEK-293
C’est en 1972 que deux biologistes hollandais (F. Graham et Lex Van der Eb) cherchent à savoir si certains cancers peuvent être déclenchés par des infections virales, en particulier par des virus à ADN (adénovirus). Pour le savoir, ils infectent avec des virus des cellules de rein prélevées sur des bébés rongeurs (rats, souris, hamster). Ils constatent que certains adenovirus pénètrent effectivement dans ces cellules et déclenchent l’apparition de tumeurs. Ils cherchent alors à montrer que ce processus se produit aussi sur des cellules humaines. Comme leurs études chez les animaux ont porté sur des très jeunes cellules de rein, ils voudraient que les études sur les cellules humaines se fassent aussi sur des très jeunes cellules de rein.
Ils « héritent » alors d’un foetus provenant d’un avortement et dont on ne connaît pas l’âge (un foetus, et non un embryon). Ils prélèvent alors les reins, en extraient des cellules, et trouvent des conditions de culture qui permettent de conserver ces cellules vivantes et de les faire se multiplier sans modifier leur génome (clone). La lignée HEK-293 est née.
Il est intéressant de se pencher sur le procès verbal de l’audition du Dr. L. van der Eb par le comité scientifique de l’agence du médicament américaine (FDA) qui a eu lieu le 16 mai 2001 à Gaithersburg (Maryland). La FDA cherche à cette époque à définir de meilleurs critères de qualité des vaccins en développement. Les membres du comité scientifique interrogent alors L. van der Eb sur l’origine et la pureté des cellules HEK. Voilà la réponse de L. van der Eb : « Le rein du foetus est arrivé dans notre laboratoire en 1972 environ, je ne me rappelle plus très bien la date. Le foetus était normal, et je ne sais pas pourquoi il y avait eu avortement. Je l’ai certainement su à cette époque, mais aujourd’hui je ne sais plus, j’ai perdu cette information » (page 81, ligne 14-22, traduction de la version originale en anglais). Si seulement ce brillant biologiste avait pu entendre chanté le canon des matines du dimanche du fils prodigue (« O Christ, vois la détresse de mon cœur; ma conversion et mes larmes, ne les méprise pas; embrasse-moi dans ta miséricorde, m’ajoutant au nombre de tes élus, afin que dans l’action de grâce je célèbre ton amour » 9e ode), il aurait alors certainement retrouvé la mémoire.
Depuis, une quinzaine de lignées de cellules HEK-293 modifiées ont été mises au point. Ces lignées, cultivées désormais plus facilement, sont utilisées pour tester l’efficacité de certaines thérapies géniques. Elles sont aussi utilisées depuis une quinzaine d’années environ pour faire se multiplier des virus. Les virus sont introduits dans les cellules HEK-293 modifiées; ces cellules sont mises en culture dans des réacteurs où elles se multiplient et produisent ainsi beaucoup de virus. Les virus sont ensuite purifiés et étudiés en les séparant des cellules HEK-293 modifiées.
Le principe de fabrication du vaccin Astra-Zeneca repose précisément sur ce processus. En effet, le vaccin Astra-Zeneca contient le gène de la protéine S qui est présente à la surface du virus Covid-19. Pour déclencher la production d’anticorps contre cette protéine et donc contre le Covid-19, il faut faire entrer ce gène dans les cellules du patient. C’est dans ces cellules que le gène est transformé en protéine S. Lorsque cette protéine est produite, elle est repérée par le système immunitaire du patient comme étant un corps étranger. Le patient produit alors des anticorps qui pourront détruire le Covid-19 en cas d’infection.
La difficulté est que le gène ne sait pas entrer tout seul dans les cellules humaines. Il lui faut une aide. Cette aide, c’est un virus qui va la lui fournir. En effet, les virus entrent facilement dans les cellules humaines. On va donc introduire le gène de la protéine S dans un virus, en l’occurrence un virus de chimpanzé rendu inoffensif. Il suffira alors d’injecter ce virus au patient pour faire entrer le gène de la protéine S du Covid-19 dans les cellules humaines et faire produire la protéine S.
Mais pour vacciner la planète entière, il faut beaucoup de virus de chimpanzé modifié. C’est là qu’on utilise les cellules HEK-293. Le virus de chimpanzé rendu inoffensif est introduit dans des cellules HEK-293 modifiées. Ces cellules sont ensuite mises en culture, se multiplient et produisent beaucoup de virus. Le virus est ensuite purifié. Il reste à introduire le gène de la protéine S du Covid-19 dans ce virus. On obtient alors le vaccin en grande quantité.


En fait, d'un point de vue purement scientifique, la nature humaine est constituée dès que le spermatozoïde fusionne avec l'ovule. La nouvelle cellule possède un génome bien spécifique qui en fait un individu bien spécifique de l'espèce humaine, l'ADN du foetus comportant 23 paires de chromosomes et n'est ni celui du père, ni celui de la mère.
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