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9e Dimanche après la Pentecôte /
(en russe et en français)
blog d'un moine gallo-russe ou encore blog « pour les fêlés mystiques »
Nous poursuivons la publication quotidienne, en russe, du Prologue sous forme de prédications (Пролог в поучениях) de l'archiprêtre Victor Gouriev, qui fut édité en 1888. Les textes sont lus par le hiérodiacre
Aristocle (un ancien de chez nous).Au Nom du Père et du Fils
et du Saint-Esprit !
Aujourd'hui dans l'Évangile, nous avons entendu le récit du miracle de la multiplication des pains, qui permit de nourrir cinq mille personnes avec cinq pains. Par deux fois le Seigneur accomplit un tel miracle : à une autre occasion, quatre mille personnes sont nourries avec sept pains. Dans les deux cas, c’est lorsqu’Il se trouve dans un endroit désert qu’Il accomplit un miracle : avec quelques pains, Il nourrit une foule immense.
Par deux fois seulement le Seigneur nourrit miraculeusement la foule. Il fait un miracle similaire aux noces de Cana en Galilée : là, par manque de vin, Il change l'eau en vin. Mais jamais dans Sa vie ordinaire, pour Lui-même, le Seigneur n’use de Son pouvoir miraculeux. Par exemple, lorsque le Seigneur, traverse la Samarie et parle à une Samaritaine près d’un puits, Ses disciples vont acheter de la nourriture à la ville (Jean 4, 8), ou lorsque le Seigneur, après Son entrée triomphale à Jérusalem, après avoir passé la nuit à Béthanie, revient à la ville le matin, affamé, Il ne fait pas de miracle, mais cherche du fruit sur le figuier qui se trouve au bord du chemin (Marc 11, 3).
Nous poursuivons la publication quotidienne, en russe, du Prologue sous forme de prédications (Пролог в поучениях) de l'archiprêtre Victor Gouriev, qui fut édité en 1888. Les textes sont lus par le hiérodiacre
Aristocle (un ancien de chez nous).Au Nom du Père et du Fils
et du Saint-Esprit !
Le septième dimanche après la Pentecôte, on lit un petit passage de l'Évangile selon saint Matthieu, relatant la guérison de deux aveugles et d'un muet possédé par un démon.
Ces récits de guérisons, que le Sauveur a accomplies en si grand nombre, figurent sur presque chaque page de l'Évangile. Mais le récit de la guérison du muet possédé par un démon revêt une signification particulière. L’évangéliste aurait pu se contenter d’écrire que le Seigneur a guéri un muet. Cela aurait été tout à fait approprié, puisqu’Il venait de guérir deux aveugles. Mais l'évangéliste écrit que non seulement il était muet mais il était aussi possédé par le diable, une force maléfique. Et le Seigneur guérit cet homme muet d'une manière spéciale. Il Lui aurait sans doute suffit de dire : « Je te guéris, va et parle ! », et il se serait mis à parler. Mais ce serait corriger l’effet de son infirmité sans en enlever la cause, car la cause de son infirmité physique était spirituelle : il était sous l’emprise d’une force obscure.
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Aristocle (un ancien de chez nous).

Nous poursuivons la publication quotidienne, en russe, du Prologue sous forme de prédications (Пролог в поучениях) de l'archiprêtre Victor Gouriev, qui fut édité en 1888. Les textes sont lus par le hiérodiacre
Aristocle (un ancien de chez nous).Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !
« Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c'est qu'ils soient sauvés. » (Romains 10, 1).
C'est ainsi que commence la lecture de l'Épître apostolique d’aujourd’hui. L'apôtre Paul se souciait moins de son propre salut que de celui des autres.
Dans l'épître que nous avons lue aujourd'hui, l'apôtre parle de la facilité avec laquelle on obtient la justification par la foi : réfléchissons quelques minutes, nous aussi, à la pensée de la foi comme condition du salut.
La seule connaissance du Seigneur Jésus est-elle suffisante pour le salut ? Non. La connaissance précède seulement la foi, comme la feuille précède la fleur. La foi consiste-t-elle simplement dans la certitude intellectuelle en la vérité et la sainteté de ce que nous enseigne Jésus-Christ, tant en paroles qu’en actes ? Non. La certitude n’est que la fleur de l'arbre, non son fruit. Le cœur croit en la vérité. Il est nécessaire que la vérité de Dieu pénètre jusqu'au cœur même et se manifeste constamment dans une vie de sainteté.
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Aristocle (un ancien de chez nous).Sur la libération du péché
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit !
Dans la lecture de l'épître d'aujourd'hui, nous avons entendu l'appel du saint apôtre Paul à nous libérer du péché, ce qui est, en essence, le but fondamental du christianisme.
Mais sommes-nous vraiment à la recherche de cette libération ? Au lieu d'être esclaves du péché, efforçons-nous de devenir, comme le dit l'Apôtre, esclaves de la justice (cf. Rm 6, 17-18) ? Désirons-nous devenir de véritables disciples, de véritables chrétiens, de véritables serviteurs de Dieu ? Sommes-nous guidés dans notre vie par les paroles de l'Apôtre, qui nous exhorte : « De même que vous avez mis vos membres comme esclaves au service de l’impureté et du désordre qui conduisent à la révolte contre Dieu, mettez-les maintenant comme esclaves au service de la justice qui conduit à la sanctification. (Romains 6, 19) ?
Le saint apôtre Paul nous exhorte à changer radicalement, à abandonner le chemin du péché, dont la fin est la mort spirituelle et les tourments éternels. Il nous exhorte à nous tourner vers les œuvres chrétiennes, pour lesquelles nous avons tant d'opportunités, et à être guéris du mal du péché et de la mort. La guérison du péché est le Sacrement du repentir, et le médecin est notre Seigneur Jésus-Christ, qui guérit tous par l’intermédiaire des prêtres dans ce Sacrement de guérison.
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Aristocle (un ancien de chez nous).Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit !
La continuité de l’espèce humaine et la production de biens de consommation ne sont pas les buts de la vie humaine. Que recherche notre contemporain, quelles sont ses aspirations les plus profondes ? Nous constatons que les rêves aujourd’hui ont été complètement broyés, et que l’idéal romantique d’une société de bien-être commun fait partie d’un lointain passé. Aujourd’hui, comme rêve ultime, nous entendons plutôt parler du remboursement d’un emprunt ou d’une hypothèque. L'homme moderne est incapable de comprendre que son cœur est si profond qu'aucun bien matériel ne peut lui apporter le bonheur.
C’est le Seigneur qui donne à l’homme le sens de sa vie, en se révélant à lui et en fixant ainsi une limite à ses rêves. L'apôtre Paul, dont nous célébrons la mémoire le 12 juillet, dit : « Pour moi, vivre, c'est le Christ, et mourir représente un gain » (Ph 1, 21).
L'Évangile de ce dimanche contient les dernières lignes du Sermon sur la montagne : « Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et sa justice » (Mt 6, 33). Le Saint Apôtre a obéi à cet appel du Christ toute sa vie.
Nous poursuivons la publication quotidienne, en russe, du Prologue sous forme de prédications (Пролог в поучениях) de l'archiprêtre Victor Gouriev, qui fut édité en 1888. Les textes sont lus par le hiérodiacre
Aristocle (un ancien de chez nous).
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Aristocle (un ancien de chez nous).Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !
Le premier dimanche après la grande fête de la Très Sainte Trinité, l'Église Orthodoxe célèbre solennellement la Synaxe de Tous les Saints. Par leur vie, ils ont révélé la véritable foi chrétienne et ont été jugés dignes de la gloire suprême de demeurer avec les justes, auprès de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Le cinquantième jour après la Résurrection du Christ, après la Pâque du Seigneur, les disciples attendaient la venue du Saint-Esprit. De Son vivant, le Seigneur leur avait promis que le Saint-Esprit viendrait les éclairer, les instruire et les sauver. Et ce miracle se produisit. Sous la forme de langues de feu, le Saint-Esprit est descendu sur les Apôtres et sur la Mère de Dieu. Jusque-là pêcheurs illettrés et comprenant à peine les Saintes Ecritures, éclairés par le Seigneur, ils se mirent ce jour-là à parler en différentes langues, pour prêcher, d'abord à Jérusalem puis dans le monde entier, sur le Christ Sauveur, sur Sa vie et Sa glorieuse Résurrection. Ils proclamèrent aux peuples du monde l'enseignement de notre Seigneur Jésus-Christ.