Si vous envisagez la prière en
elle-même, dites que c'est une sainte conversation, une douce union avec
Dieu; mais si vous considérez sa vertu et sa puissance, il faut dire
que c'est elle qui conserve le monde, réconcilie la terre avec le ciel,
produit les larmes sincères du repentir et en naît quelquefois, efface
les péchés, triomphe des tentations, nous console et nous protège
pendant le temps fâcheux des afflictions, met une fin et un terme aux
guerres cruelles que nous font nos ennemis, exerce dans nous les
fonctions des anges, devient la nourriture des esprits, procure les
joies futures, entretient le cœur dans une action continuelle, fait
acquérir les vertus, obtenir les dons célestes, et avancer à grands pas
dans les voies de la perfection; il faut ajouter qu'elle est le vrai
froment de l'âme, la lumière de l'esprit, la ruine du désespoir, la
maîtresse de l'espérance, le fléau de la tristesse, la fortune des
religieux, le trésor des solitaires, l'extinction de la colère, le
miroir des progrès dans la vertu, la démonstration certaine des règles
qu'on doit suivre, la manifestation de l'état de notre âme, la notion
claire des biens futurs et l'indice de la gloire éternelle; il faut
enfin avouer qu'elle est, dans la personne qui prie, une espèce de
palais et de tribunal où le souverain Juge, sans attendre le dernier
jour, rend à tout moment ses arrêts de justice et de miséricorde.
saint Jean Climaque : L'Échelle sainte
« De la prière, sainte et féconde source de vertus; du recueillement de l'esprit et du repos du corps qui lui sont nécessaires. » (О матери добродетелей, священной и блаженной молитве, и о предстоянии в ней умом и телом/ XXVIII

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