La crainte de Dieu qui vient d'un sentiment profond du cœur a coutume
de laver et de purifier une âme de toutes ses souillures. C'est pourquoi
le psalmiste adresse au Seigneur cette prière admirable : Transperce, ô
mon Dieu, mes chairs de ta crainte comme avec des clous (Ps 118). Mais
il en est que le saint amour de Dieu dévore et consume, selon cette
parole de Salomon : Tu m'as percé le cœur, oui, tu m'as percé le cœur
(Cant 4, 9). On en rencontre d'autres que l'amour de Dieu éclaire
tellement de ses lumières qu'ils sont tout transportés de joie et
d'allégresse, et s'écrient : Mon cœur a mis dans le Seigneur toute son
espérance, et j'ai été secouru, et ma chair a comme refleuri (Ps 27). Eh
! n'en soyons pas étonnés : la joie du cœur ne répand-elle pas sur le
visage une fraîcheur semblable à celle d'une fleur ? Lorsqu'une personne
a le bonheur d'être enflammée par les ardeurs de la charité, et, en
quelque sorte identifiée avec cette vertu céleste, on voit dans elle,
comme dans un miroir, la beauté de son âme. N'est-ce pas ce qui arriva
au conducteur du peuple de Dieu ? Moïse, cet homme extraordinaire avait
souvent contemplé la Face de Dieu, mais ne fut-il pas publiquement
environné de sa Gloire?
mercredi 2 décembre 2020
degré XXX, XVII
« De la réunion des trois vertus théologales, la foi, l'espérance et la charité » (О союзе трех добродетелей, то есть о вере, надежде и любви./ XXX
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