mercredi 9 décembre 2020

notre village — historique


 SAINT-HILAIRE-LE-GRAND  : le nom du village depuis 1 000 ans

ST_HILAIRESaint-Hilaire : la mairie et l'église (source Archives de la Marne)

Le village de Saint-Hilaire existait certainement dès le IXe siècle. Il est cité en 850 dans le registre de recensement de l'abbaye de Saint-Remi, à Reims. L'expression latine «Sanctus Hilarius» devint bientôt Saint-Hillier, ou Saint-Elier, parfois même Saintelier, en un seul mot.

Sur la fin du XIIe siècle, on l'appela concurremment Saint-Ylier-le-Châtel ou Saint-Ylier-le-Mannissier. Cette double dénomination provient de la situa­tion du village aux temps de la féodalité.

La contrée faisait partie des domaines soumis à l’archevêque de Reims, et administrés en fait par de puissants seigneurs du voisinage qui reconnaissaient la suzeraineté de l'archevêque et lui payaient certaines redevances. Il y avait alors, dans ce qui est aujourd'hui le département de la Marne, 18 châtellenies dont celle de Saint-Hilaire : d'où le nom de Saint-Hillier (ou Ylier) le-Chatel, dénomination qui a survécu, puisque nous avons un lieudit : Le Château-Fort, ou communément, Le Châtel (pron. Châté).

La châtellenie de Saint-Hilaire appartint, dès la fin du XIe siècle, et pendant plus de 150 ans, aux comtes de Rethel. Deux d'entre eux portèrent le nom de Mannassés. Le premier, le père, avait plusieurs enfants. L'aîné, Hugues, reçut à son mariage, le château de Bourcq, tout près de Vouziers, sur la route de Rethel. L'acte de donation ajoute qu'au cas où Hugues voudrait s'éloigner de son père, celui-ci ajouterait à la dot la châtellenie de Saint-Hilaire. C'était en 1191, Hugues épousait Félicité de Beaufort et recevait, de ce fait, le domaine de Beaufort (en Argonne probablement). 

Il ne voulut garder aucun droit sur Saint-Ylier (déclaration de 1218), il y renonça en faveur de son frère Jean. À la mort de celui-ci, survenue en 1251, une convention fut signée le 15 juillet entre ses deux frères. Gaucher, signa­lé par ailleurs comme archidiacre de Liège et Mannassés, seigneur du Châtelet. C'est ce dernier qui obtint en partage les trois châtellenies de Bourg, Beau­fort et Saint-Ylier. Du nom de son seigneur et maître, Mannassés, la communau­té s'appela longtemps Saint-Hillier (ou Ylier) le Manessier ou le Mannissier, et quelquefois même Saint-Hilier-le-Meinier. On retrouve la première de ces dénominations en 1684, dans le rapport que le curé adressait à l'archevêché.

Une autre appellation commençait à être employée et elle dure encore. Un notaire de Saint-Souplet se rendait, en 1682, au Grand-Saint-Hillier, pour y recevoir les dernières volontés de Dame de Villelongue, épouse de Anthoine Noblin. En 1774, le curé de Jonchery, constatant qu'il n’y avait pas de service postal reliant sa paroisse aux villes voisines, disait qu'on recourait aux marchands de poissons du Grand-Saint-Hilaire, pour porter le courrier de la Ville de Reims.

« Le Grand-Saint-Hilaire! » : à 10 ou 15 lieues à la ronde, les anciens n’appellent pas autrement le village qui, il y a 160 ans, comptait 185 feux.

(Source : Mairie de Saint-Hilaire-le-Grand)

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