Lorsque, une ou deux années après nous être séparés des nôtres, nous
avons acquis quelque piété, quelque componction ou quelque maîtrise de
nous-mêmes, des pensées de vanité commencent à s’élever en nous et nous
suggèrent de retourner dans notre patrie, soi-disant pour l’édification
d’un grand nombre et à titre d’exemple, et pour l’utilité de ceux qui,
autrefois, avaient été témoins de nos actions coupables. Et pour peu que
nous soyons bien pourvus de paroles et de science simple, elles nous
poussent à retourner dans le monde comme sauveurs des âmes et comme
maîtres; ceci afin de nous faire dissiper en haute mer ce que nous
avions si bien amassé au port.
« De la Fuite du Monde » (О странничестве, то есть, уклонении от мира)
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