Au moment de courber la nuque et de nous confier à un autre, dans le
Seigneur, pour acquérir l'humilité, et surtout le salut, avant même
d'entrer, il nous faudra, si nous avons quelque habileté et quelque
prudence, examiner, scruter, et pour ainsi dire mettre à l'épreuve notre
pilote, de peur que, tombant sur un matelot au lieu d'un pilote, sur
un malade au lieu d'un médecin, sur un homme sujet aux passions au lieu
d'un homme impassible, et rencontrant la pleine mer au lieu du port,
nous n'allions au-devant d'un naufrage inévitable. Mais après notre
entrée dans le stade de la piété et de l'obéissance, ne jugeons plus en
rien notre bon entraîneur, même si nous voyons encore en lui, comme il
peut se faire chez un homme, quelques légers manquements. Sinon, nous ne
retirerons aucune utilité de notre obéissance, en nous érigeant en
juges.
mercredi 12 mai 2021
degré IV, VI
« De la bienheureuse et toujours louable Obéissance » (О блаженном и приснопамятном послушании)
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