dimanche 20 septembre 2026

homélie pour le 16e dimanche après la Pentecôte

  

La Parabole des Talents

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit !

 

Durant la vie terrestre du Sauveur, un talent représentait une somme importante d'argent, équivalente à soixante mines. Une mine valait cent deniers. Un ouvrier ordinaire gagnait un denier par jour. Dans la parabole, le mot « talent » désigne l’ensemble des grâces accordées par Dieu à l’homme, qu'elles soient matérielles, morales, spirituelles, ou de bénédictions.  Les « talents » matériels comprennent ; la richesse, des conditions de vie favorables, une position sociale avantageuse et une bonne santé. Les talents de l’âme sont : un esprit brillant, une bonne mémoire, diverses capacités dans le domaine de l'art et du travail appliqué, le don de l'éloquence, le courage, la sensibilité, la compassion et bien d'autres qualités que le Créateur a placées en nous. De plus, pour réussir à faire le bien, le Seigneur nous accorde divers dons : les « talents » spirituels. Dans sa première Épître aux Corinthiens, saint Paul écrit : « La manifestation de l’Esprit est donnée à chacun pour le bien commun. A l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de connaissance, à un autre, la foi, à un autre, le don de guérison, à un autre le don d’opérer des miracles, à un autre la prophétie… Mais c’est un seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, distribuant à chacun en particulier comme Il le veut. » (1 Corinthiens 12, 4-11). 

(suite,  et VERSION EN RUSSE dans la suite du billet)
 

« Car il en va d’un homme qui, partant en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un, il remet cinq talents, à un autre deux, à un autre un seul, à chacun selon ses capacités, puis il part.  Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un s’en alla creuser un trou dans la terre et y cacha l'argent de son maître. Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient et leur demande des comptes. Alors celui qui avait reçu les cinq talents s’approcha et en apporta cinq autres, disant : « Seigneur ! Tu m’as confié cinq talents, voici, j’en ai gagné cinq autres. » Son maître lui dit: « C’est bien, bon et fidèle serviteur ! Tu as été fidèle en peu de choses, je t’en confierai beaucoup, entre dans la joie de ton maitre. » Celui qui avait reçu les deux talents s'approcha aussi et dit : « Maître, Tu m'as confié deux talents ; Voici, j'en ai gagné deux autres. Son maître lui dit : « Bien, bon et fidèle serviteur ! Tu as été fidèle en peu de choses, je t’en confierai beaucoup. Entre dans la joie de ton maître. » Alors celui qui avait reçu un seul talent s'approcha et dit : « Maître, je savais que tu es un homme dur, qui moissonne où il n'a pas semé et qui récolte où il n'a pas ensemencé. J'ai eu peur et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici ce qui t'appartient. Son maître lui répondit : « Serviteur mauvais et paresseux !  Tu sais que je récolte là où je n'ai pas semé, et que je récolte là où je n’ai pas ensemencé : c’est pourquoi tu aurais dû donner mon argent aux banquiers, et à mon retour, j’aurai recouvré mon bien avec intérêt. Retirez-lui donc son talent, et donnez-le à celui qui en a dix. Car à tout homme qui a on donnera et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré.  Quand à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents » (Matthieu 25, 14-30).

Selon cette parabole, il faut conclure que Dieu ne demande pas aux hommes de faire des choses qui dépassent leurs forces ou leurs capacités. Cependant, les talents qui leur sont donnés impliquent une responsabilité. Il leur incombe de les faire fructifier pour le bien de l’Eglise, de leur prochain et, ce qui est très important, de développer en eux-mêmes de bonnes qualités. En fait, il existe un lien étroit entre les actions extérieures et l'état de l'âme. Plus une personne fait de bien, plus elle s'enrichit spirituellement et se perfectionne dans les vertus. L'extérieur et l'intérieur sont indissociables.

La parabole des mines est très similaire à celle des talents et n’est donc pas abordée ici. Dans les deux paraboles, les personnes égoïstes et paresseuses sont comparées à un serviteur rusé qui a enterré les biens de son maître. Ce serviteur n'aurait pas dû reprocher à son maître sa cruauté, car ce dernier exigeait de lui moins que les autres. L'expression « donner l'argent aux banquiers » doit être comprise comme une indication signifiant que, même sans initiative personnelle ni capacité à faire le bien, il convient au moins d’aider autrui dans cette démarche. En tout cas, nul n’est totalement incapable de quoi que ce soit. Chacun peut croire en Dieu, et prier pour soi et pour les autres. La prière est un acte si saint et si bénéfique, qu’à elle seule elle peut remplacer bien des bonnes actions.

« À celui qui a, il sera donné davantage ; mais à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. » Ceci se réfère principalement à la récompense dans la vie future : ceux qui se sont enrichis spirituellement dans cette vie le seront encore davantage dans l’autre, et inversement, les paresseux perdront même le peu qu'ils possédaient auparavant. Dans une certaine mesure, la vérité de cette expression se confirme chaque jour. Les personnes qui ne développent pas leurs capacités les perdent progressivement. Ainsi, dans une vie de satiété et d’inactivité, l'esprit s'émousse peu à peu, la volonté s'atrophie, les sens s'émoussent, et le corps et l’âme s’affaiblissent. Ils deviennent incapables de quoi que ce soit d'autre que de végéter comme l'herbe.

Si nous méditons sur le sens profond des paraboles présentées ici, celle du riche insensé et celle des talents, nous prenons conscience du grave tort que nous nous faisons à nous-mêmes lorsque nous gaspillons dans l'oisiveté ou dans la vanité mondaine inutile, le temps et l'énergie que Dieu nous a donnés. C’est comme cela que nous nous volons nous-mêmes. Par conséquent, nous devons nous discipliner pour faire le bien à chaque instant de notre vie, en orientant chacune de nos pensées et chacun de nos désirs vers la gloire de Dieu. Servir Dieu n'est pas une nécessité, mais un grand honneur !

Amen.

Sermon de l'évêque Alexandre (Mileant) de Buenos Aires et d'Amérique du Sud (†2005) le 16e dimanche après la Pentecôte

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Притча о Талантах

 

Во имя Отца и Сына и Святого Духа!

 

Во времена земной жизни Спасителя талант обозначал крупную денежную сумму, соответствующую шестидесяти минам. Мина равнялась ста динариям. Рядовой работник зарабатывал один динарий в день. В притче словом «талант» обозначается совокупность всех благ, данных Богом человеку, — как материальных, так душевных и духовных или благодатных. Материальные «таланты» — это богатство, благоприятные жизненные условия, выгодное общественное положение, хорошее здоровье. Душевные таланты — это светлый ум, хорошая память, различные способности в области искусства и прикладного труда, дар красноречия, мужество, чуткость, сострадательность и многие другие качества, которые заложены в нас Создателем. Кроме того, чтобы успешно творить добро, Господь посылает нам в помощь различные благодатные дарования — духовные «таланты». О них пишет св. ап. Павел в первом послании к Коринфянам: «Каждому дается проявление Духа на пользу. Одному дается Духом слово мудрости, другому слово знания… иному вера… иному дары исцелений… иному чудотворения, иному пророчества… Все же сие производит один и тот же Дух, разделяя каждому особо, как Ему угодно» (1 Кор. 12, 4-11).

«Ибо Он поступит, как человек, который, отправляясь в чужую страну, призвал рабов своих и поручил им имение свое. И одному дал он пять талантов, другому — два, иному — один, каждому по его силе, и тотчас отправился. Получивший пять талантов пошел, употребил их в дело и приобрел другие пять талантов. Точно также и получивший два таланта приобрел другие два. Получивший же один талант пошел, и закопал его в землю, и скрыл серебро господина своего. По долгому времени приходит господин рабов тех и требует у них отчета. И, подошед, получивший пять талантов принес другие пять талантов и говорит: Господин! Пять талантовты дал мне, вот другие пять талантов я приобрел на них. Господин его сказал ему: хорошо, добрый и верный раб! В малом ты был верен, над многим тебя поставлю, войди в радость господина твоего. Подошел также и получивший два таланта и сказал: Господин! Два таланта ты дал мне, вот другие два таланта я приобрел на них. Господин его сказал ему: хорошо, добрый и верный раб! В малом ты был верен, над многим тебя поставлю, войди в радость господина твоего. Подошел и получивший один талант, и сказал: Господин! Я знал тебя, что ты человек жестокий, жнешь, где не сеял, и собираешь, где не рассыпал и, убоявшись, пошел и скрыл талант твой в земле, вот тебе твое. Господин же сказал ему в ответ: Лукавый раб и ленивый! ты знал, что я жну, где не сеял, и собираю, где не рассыпал, посему надлежало тебе отдать серебро мое торгующим, и я, пришед, получил бы мое с прибылью. Итак, возьмите у него талант и дайте имеющему десять талантов. Ибо всякому имеющему дастся и приумножится, а у неимеющего отнимется и то, что имеет. А негодного раба выбросите во тьму внешнюю, там будет плач и скрежет зубов» (Мф. 25, 14-30).

Согласно этой притче, следует заключить, что Бог не требует от людей дел, превышающих их силы или способности. Однако, те таланты, которые им даны, налагают ответственность. Человек должен «умножать» их на пользу Церкви, ближних и, что очень важно, развивать в себе добрые качества. Фактически существует самая тесная связь между внешними делами и состоянием души. Чем больше человек делает добра, тем больше он обогащается духовно, совершенствуясь в добродетелях. Внешнее и внутреннее — неотделимы.

Притча о минах очень похожа на притчу о талантах и поэтому здесь пропускается. В обеих притчах самолюбивые и ленивые на добро люди изображены в образе лукавого раба, закопавшего добро господина своего. Лукавому рабу не следовало укорять своего господина в жестокости, ибо господин спрашивал с него меньше, чем с других. Фразу «отдать серебро торгующим» должно понимать, как указание, что при отсутствии собственной инициативы и умения делать добро, человеку следует, по крайней мере, стараться помогать другим людям в этом. Во всяком случае, нет человека совершенно ни к чему не способного. Верить в Бога, молиться за себя и за других — может каждый. Молитва же есть такое святое и полезное дело, что она одна может заменить многие добрые дела.

«Всякому имеющему дано будет, а у неимеющего отнимется и то, что имеет.» Здесь идет речь преимущественно о воздаянии в будущей жизни: кто богател духовно в этой жизни, тот в будущей обогатится еще больше, и, наоборот, ленивый потеряет и то малое, чем раньше обладал. В известной мере справедливость этого изречения подтверждается повседневно. Люди, не развивающие своих способностей, постепенно утрачивают их. Так, при сытом и бездеятельном прозябании у человека постепенно притупляется ум, атрофируется воля, тускнеют чувства и все его тело и душа приходят в расслабление. Он делается ни к чему не способным, разве только чтобы прозябать, как трава.

Если мы задумаемся над глубоким смыслом приведенных здесь притч о безрассудном богаче и о талантах, то мы осознаем, какое мы совершаем великое преступление против самих себя, когда в праздности или в ненужной житейской суете тратим отпущенное нам Богом время и силы. Этим мы обкрадываем самих себя. Поэтому нам необходимо настраивать себя так, чтобы каждую минуту своей жизни делать добро, направлять к славе Божией каждую свою мысль, каждое желание. Служить Богу — это не необходимость, а и великая честь!

Аминь.

 

Слово епископа Александра (Милеанта), Буэнос-Айресского и Южно-Американского (†2005г.) в неделю 16-ю по Пятидестянице

 

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